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Mettez vos pas dans ceux de Cocteau à la villa Santo Sospir

En 1950, Jean Cocteau, invité par la riche mécène Francine Weisweiller dans sa maison de Saint-Jean-Cap-Ferrat, entreprend de "dessiner sur la peau des murs" de la villa Santo Sospir. Un lieu qui vibre encore aujourd'hui de la présence du poète…

En 1949, Jean Cocteau fait la connaissance de Francine Weisweiller sur le tournage du film "Les Enfants terribles" réalisé par Jean-Pierre Melville. Ce dernier est adapté du roman éponyme de Cocteau qui relate l’histoire d’un amour imaginaire entre un frère et une sœur. Au printemps 1950, le film terminé, Francine Weisweiller invite Cocteau à venir la rejoindre dans sa villa de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Le poète a alors un coup de foudre immédiat pour le lieu.

"Les murs blancs de la villa me crient leur silence"

Jean Cocteau n’a alors qu’une idée en tête, faire de Santo Sospir une "villa tatouée". Son amie Francine Weisweiller se montre tout de suite enthousiaste envers le projet. "Picasso a ouvert et fermé toutes les portes, restait de peindre sur les portes, c’est ce que j’ai essayé de faire" écrira Cocteau dans son journal intime. Pendant six mois, l’artiste peint des fresques à main levée. Pour cela, il a recours à une technique bien particulière, la fresque a tempera, mélange de poudres de couleurs et de lait cru.

L'esprit Cocteau

L’esprit de Jean Cocteau souffle dans chacune des pièces de la maison, du "Génie du sommeil" peint sur le plafond de l’escalier dont le visage fait penser à celui de Raymond Radiguet (écrivain et ami du poète, disparu à l’âge de 20 ans de la typhoïde) à la tête du dieu Pan qui orne la "Chambre des Boucs" (où dormait le dessinateur). Amoureux du lieu, Cocteau séjournera plusieurs mois par an à la villa jusqu’à la fin de sa vie. Il entreprendra de nouvelles œuvres telles que des mosaïques (dont celle d’Orphée) ou des tapisseries (il offrira "Judith et Holopherne" à Francine Weisweiller).

La "villa tatouée" de Jean Cocteau est tout sauf un musée. C’est un lieu intime, authentique, sur lequel plane l’âme du poète libre. La villa Santo Sospir, visite tous les jours, uniquement sur rendez-vous. Tarif : 12 euros par personne.

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Bosch, Brueghel, Arcimboldo

Des triptyques de Bosch les plus emblématiques (tels Le Jardin des Délices, La Tentation de Saint Antoine, ou encore Le Chariot de foin) aux étonnantes compositions d'Arcimboldo faites de fleurs et de fruits en passant par les fêtes villageoises de la dynastie Bruegel, les Carrières de Lumières s'ouvrent aux univers fascinants de ces trois grands maîtres qui se sont attachés à représenter la vie, son mouvement et toute la dualité d'un monde oscillant entre le bien et le mal. S'ils partagent une grande finesse d'exécution dans le dessin, ils se retrouvent aussi sur le terrain d'une extrême inventivité. A l'imaginaire halluciné de Bosch et à la créativité des visages improbables d'Arcimboldo répond la trivialité joyeuse d'un Brueghel ancrant ses multiples personnages dans le réel.

 

Le temps d'un spectacle d'une trentaine de minutes, riche de plus de 2000 images numériques projetées sur 7000m2 de surfaces, les Carrières de Lumières vont se peupler d'innombrables créatures fantastiques et figures allégoriques. Semblant saisis sur le vif, tour à tour effrayants et amusants, pris dans des situations parfois cocasses, tous ces personnages sont autant de miroirs tendus vers celui qui les regarde. Les vanités, la nature éphémère de la vie, l'aspiration à s'élever mais aussi les plaisirs, les tentations, les vices, tous ces thèmes traversent les paysages dépeints par Bosch, Brueghel et Arcimboldo avec un sens aigu du détail qui nous touche encore aujourd'hui. Le merveilleux Jardin des Délices de Bosch clôt ce spectacle où le visiteur est invité à entrer dans une danse fantasmagorique. La bande-son oscille entre musique classique et moderne avec les Carmina Burana d’Orff, les Quatre Saisons de Vivaldi revisitées par Max Richter, Mussorgsky ou encore Led Zeppelin.

Si le spectacle offre un face à face émouvant avec les portraits qui affichent en grand leur perfection sur les murs des carrières, les fresques impressionnent autant par leur dimension monumentale que par l’extraordinaire galerie de personnages qui les peuplent. Au cours du spectacle, certains détails des fresques habillant d’habitude les murs et voûtes d’églises, de villas et de palais italiens, sont plus particulièrement mis en

lumières, offrant au visiteur l’occasion unique de les voir comme il ne les a jamais vus.

Les Carrières sont ouvertes tous les jours du 4 mars 2017 au 7 janvier 2018.

Du 1er avril au 30 septembre : 9h30-19h30

Du 1er octobre au 3 janvier 2016 : 10h-18h

Carrières de Lumières

Route de Maillane 13520 Les Baux-de-Provence

Tél. : 04 90 54 47 37

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